L’IA n’est pas immatérielle. Les données non plus.

Page de travail : protection des données, impact énergétique, et où faire tourner un modèle. Pas un devis. Pas « Grok souverain ».

Règle. La donnée dicte le lieu. La tâche dicte la taille du modèle. Le kWh dicte si on le fait.

Chez vous

Local

Mac Mini, PC, petit serveur. Modèle open (Mistral, Llama, Qwen…). Rien ne sort.

Europe

Cloud UE

Mistral (inférence Europe), OVH AI Endpoints, Scaleway Paris. Contrat : pas d’entraînement, logs off, région FR/UE.

États-Unis

Frontier

Grok, Claude, GPT. Max de puissance. Seulement si le client accepte le risque juridique résiduel (CLOUD Act, zero-retention à écrire au contrat).

Argent, ou impact

L’IA peut seulement accélérer un business. Elle peut aussi servir des projets qui touchent des humains, des animaux, ou la planète — à condition de ne pas brûler du calcul pour rien.

Le Shift Project le dit clairement : l’efficacité ne suffit pas. Si ça n’évite pas du carbone, du temps, ou une vraie douleur ailleurs, on ne déploie pas.

Arbre en trois questions

1. La donnée peut-elle sortir de l’organisation ? Non → local ou cloud UE sous contrat.

2. Un petit modèle + vos documents suffisent-ils ? Oui → RAG local ou UE. Non → plus gros, toujours le plus petit qui passe le test.

3. Ça réduit vraiment quelque chose, ou ça ajoute du flux ? Si non, on arrête.

Chiffres (ordre de grandeur)

Numérique : 3–4 % des GES mondiaux, +6 %/an (Shift). France : 4,4 % de l’empreinte 2022 (ADEME via Shift). Data centers : 415 TWh en 2024, vers ~945 TWh en 2030 (AIE). Un site « IA » typique ≈ 100 000 foyers. CNIL : hallucinations ; RAG / on-prem si données perso ou docs sensibles ; cloud = contrat de sous-traitance.